l’ADN Pour Commencement par Florence Bridenne

A mon ami Thierry Cheyrol

Le commencement était sans fin

Souvenez-vous, dans un premier chapitre, nous revenions sur l’art créationniste et fantasmagorique de Thierry Cheyrol. Des commencements, ils y en avaient par dizaine, et c’est presque sans surprise que le commencement prit une tournure de plus en plus plus complexe, élaboré, évolutive. Ici nous parlerons d’ADN. Non pas dans sa compréhension, toujours nébuleuse, mais dans dans l’écoulement du Temps et de son devenir éternel : L’acide désoxyribonucléique, est une macromolécule biologique présente dans toute sa les cellules et pandémie oblige, dans chaque virus. Il contient toute l’information génétique : le génome, permettant le développement, le fonctionnement et la reproduction des êtres vivants.

C’est un acide nucléique, au même titre que l’acide ribonucléique (ARN). Les acides nucléiques sont, avec les peptides et les glucides, l’une des trois grandes familles de biopolymères essentiels à toutes les formes de vie connues.

Les molécules d’ADN des cellules vivantes sont formées de deux brins antiparallèles enroulés l’un autour de l’autre pour former une double hélice. Chacun de ces brins est un polymère appelé polynucléotide

Source de vie il semble depuis son origine s’éterniser dans l’inépuisable : Lidéosphère. En effet, les idées tout comme l’art sont des êtres à part entière, vivants pour les plus rêveurs d’entre nous, elles naissent, elles croissent, elles prolifèrent, elles sont confrontées à d’autres idées, d’autres enchevêtrements, elle se divisent, redevenant mortelles et finissent inéluctablement par en mourir.Oui sauf que, l’art ne meurt pas, elles se figent à jamais dans les yeux de celui qui fait, et s’inscrit dans la mémoire, de ceux qui l’observent. 

Et si l’art de Thierry Cheyrol, comme tous ses êtres hybrides que nous ne présentons plus puisque nous ne savons toujours pas véritablement de quoi ou de qui il s’agit, ne formeraient-ils pas un idéal génétique ? Si cet art – comme les cellules souches qu’ils représentent, avaiet leur propre évolution ? Et si ces bandes dessinées se sélectionnaient entre-elles, si elles avaient leur propres progression, reproduisant dans notre imaginaire les hypothèses Darwinistes ?

Dans ‘Le hasard et la Nécessité’, Jacques Monod émettait l’hypothèse que les idées pourraient avoir une autonomie propre et, comme les êtres organiques, cher à notre dessinateur, furent capable de se reproduire et de se multiplier, créant ainsi un microcosme viable, alors tout est possible : C’est cela la création. 

Bien que l’idée soit aussi séduisante qu’improbable, l’art de Thierry Cheyrol nous laisse entrevoir un imaginaire où d’oeuvres en oeuvres, ses embryons de vie semblent au cours du temps et de son imagination, laisser place à la vie elle même. 

 Vie qu’il faudrait d’ailleurs redéfinir, car dès lors qu’il est animé, se contenter d’un coeur qui bat et de la présence d’hydrogène semble restreindre l’idée même du vivant

Dans ‘Le Gène égoïste’, Richard Dawkins évoquait le concept de cet idéosphère, qui serait dans le prisme de l’art une biosphère semblable au monde du vivant. 

En effet, les oeuvres de Thierry Cheyrol évoluent, comme des chrysalides latentes, il y a des étapes, des transformations. Dans une déification protoplasmique, nous avions au commencement cet océan cosmique entourant l’univers, présidant à la naissance et à la mort de tout chose.  L’artiste comme gardien de l’écoulement du temps et de son devenir ne se contente pas d’élaborer les prémices des eaux primordiales. Tel un Dieu, il peut se permettre de créer ses propres Poèmes orphiques, car de sa plume il est la source de la vie telle qu’il l’entend, de l’origine à une créativité inépuisable, l’artiste n’a que faire des frontières de ce qui pourrait ou non être crédible.

Par ces nouvelles oeuvres, il montre que la vie n’a pas de limite, que rien ne se créer, rien ne disparait, que chaque chose est à sa place, que toute chose est utile, que ce grand Tout quelque soit la situation se doit d’être et que chaque situation correspond, même maladroitement à un moment propice et tout comme l’océan, l’artiste, Seigneur du temps l’espace d’un instant, peut se permettre de créer une nouvelle espèce, une nouvelle ère, par envie, par passion et dénué de toute valeur temporelle. Aux figures associés d’une conception qualitative et colorée, le fleuve cosmique originaire et inépuisable , chaque dessins reflètent l’écoulement présocratique instinctif de ce qui va vie et deviendra..

De l’évolution à la vertu

Nous parlions dans un premier temps d’Eon (l’ère cosmique), dans une autre définition il s’agit de manière plus contemporaine du Grand Siècle : composé de mille années terrestres dont la fin – si il y en a une- serait la l’achèvement du nouvel ordre spirituel et scientifique.

Si dans un second temps nous observions une désunification microscopique, Saturne étant passé par là il faut admettre que désormais nous observons une évolution délicate et sans accro, une propagation relayée par l’amplitude des éléments constitutifs des oeuvres du dessinateur.

Cette évolution que laisse s’exprimer Thierry Cheyrol propose des capacités de survie inattendues, et pour cause, nous ne savions pas à quoi nous attendre. Mais ni vice ni vertu dans ses oeuvres toujours crédibles, l’évolution était évidente, car si le dessinateur créée sa propre cosmogonie il se souvient que durant trois millions d’années, les Hommes ont développés des capacités de mutations complexes. Inutiles artistiquement  ? Sans doute, mais la Nature ayant horreur du vide, et la science-fiction semblant rétrograde, admettons avec amusement que les bandes dessinées de Thierry Cheyrol ont le mérité d’exister, stockées pour servir le cas échant.

De cette façon Thierry Cheyrol nous rappelle qu’au commencement, ce qu’Henri Laborit appelle La fuite artistique, nous pouvons le transformer : ce qu’on ne comprend pas encore, ou tout ce que l’on ne s’autorise pas à clamer, il suffit de venger une catharsis en l’organisant : de la molécule à la cellule, en structurant l’imaginaire, le rendant crédible, sensoriel et en le sublimant, par un talent qui lui est propre. Contrairement à cette tenace idée, l’Alpha (Aleph, le fameux hydrogène ) n’est pas le commencement. Tout comme les oeuvres de Thierry Cheyrol le point de départ n’est pas le Rien, il est le le Beth : l’émanation , la projection d’une unité, son imaginaire à lui confronté au B qui est l’Autre. Nous sommes issus de ce ‘un’ et cette incarnation de dualité est l’origine, la juxtaposition, l’aleph : le point d’où tout est parti.

Retrouvez son actualité ici et

Publié par collectifmonarchs

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