.Olivier Poizac. Ending deutsche Romantik, par Florence Bridenne

A l’époque, Olivier Poizac était aux Beaux-arts il lui été interdit d’utiliser des pinceaux. Cela pose l’ambiance et le rejet du peintre et dessinateur envers l’académisme. Ne s’enfermant pas dans un univers mais plutôt dans des multi-univers, l’artiste propose une peinture qui questionne – celle de la spontanéité constructive. Car il y a du romantisme allemand en lui – dans ses influences déjà, comme les peintres contemporains Rauch ou Richter -dans ses oeuvres ensuite – et si ce cela ne reste qu’un point de vue, il y a dans sa manière d’aborder ses oeuvres, à l’aune de la virtualité, de l’irréel, ce quelque chose qui détonne.

Toutes ces questions existentielles, profondes ,nous avons chacun d’entre nous, un génome de réponse. Mais Olivier Poizac n’en reste pas là, passant du dessin au jeux-vidéos il est désormais dans une ère où les questions deviennent cruciales, presque vitales. Et comme chez tout romantique, si il y a vie alors il y a mort. Dans une pulsion spontanée qui n’étonnera pas le monde des artistes, l’homme détruit ses oeuvres, où plutôt il les « recouvre soigneusement « avant de recommencer. C’est qu’il n’aime pas l’accumulation, ni l’a peu près. D’ailleurs Le Romantique Allemand à ce quelque chose d’auto-destructeur : l’anéantissement intentionnel direct de blesser son propre corps sans pour autant se tuer.

Cette tendance à la destruction, on la retrouve dans son projet titanesque Un cheval de Troie. Pour une guerre ? Ce serait sous-estimé la valeur intellectuelle du peintre-plasticien. Comme nous sommes certains qu’elle aura bien lieu, l’artiste se prépare, non pas à une Guerre des Mondes (qui est un mauvais film) mais plutôt façon Premier Contact – Le Film de Denis Villeneuve, une merveille.

Se défiant du spectaculaire l’artiste élabore sa vision à travers plusieurs médiums et en proposant aux spectateurs de venir comprendre son oeuvre, non qu’elle soit complexe, mais par les questionnements qu’elles suscitent, il ouvre à sa manière un champ des possibles infinis.

Pour Olivier Poizac, l’artiste allemand n’a pas à se déguiser, et l’on comprend dans le mille-feuilles des différents médiums utilisés que le dessinateur compulsif (comme un Romantique Allemand!) ne voit pas pas que les choses en grand, il voit à travers, par dessus et par dessous en latitude et en longitudes, lui permettant d’être un artiste prolifique et Ô combien libre.






	

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