CBOCECIEL : Les oiseaux meurent aussi

Les oiseaux meurent aussi

Depuis quelques temps, les mélomanes, les mélancoliques et les êtres de coeurs semblent ravis. De nature plutôt sauvages (si cela vous arrange) nos cités ont délaissées une espèce primordiale. Nous chassons ceux qui par leur force nous dépassent, mais quid de ceux qui ont toujours été là, quid de ceux qui annoncent le retour du printemps, de l’aube, de ce qui naît ?

 Il y a dans le chant des oiseaux quelque chose de rassurant. Déjà, la nuit nous quitte et dès lors que nous les entendons, les âmes vagabondes esquissent un sourire : Nous sommes toujours en vie. 

Par leur présence, ils nous rappellent que nous sommes dans un jour nouveau.  

Nos civilisations , par un effet subtil, nous les font oublier mais leur musique nous rassure. Nous nous questionnons même lorsqu’ils disparaissent. 

Vers où convolent-ils, et pourquoi ? 

Dans un brouillard d’intuition leur absence nous effraie. 

Qui ne voudrait pas être un oiseau ? 

Voler n’est pas la véritable raison, la raison est celle de l’évasion. Pourtant les oiseaux ne fuient pas, ils vivent. Beaucoup de poèmes ont été écrits à leurs sujets.  Dans le ciel, à tire-d’aile, aigles et faucons nous dépassent par leur puissance, mais mis à terre, les albatros aussi grandiloquent soient-ils paraissent bien gauche sur notre terre inadaptée. Leurs ailes si majestueuses prennent soudain une amusante posture. Des hommes par milliers ont tenté de faire de même, pauvres hommes que nous sommes! Icare s’en brûla, car nos génomes ne sont pas adaptés.

Bel oiseau, emperlé de rosée!

Nous sommes ravis de leur présence pendant ce printemps qui n’en fini pas. Dans leur farouche instinct de liberté sauvage, ces volatiles sont fiers et ne supportent pas l’esclavage.

S’ils ont pris le chemin des cieux, ils doivent côtoyer les anges. 

Nous ne sommes rien face à eux et de cage seul nos coeurs sont leurs demeures.

Leur grâce, leur couleurs, tout chez eux nous fascine; 

Leur parade amoureuse est si belle que nous aimerions parfois être oiseaux.

Leurs révérences sont à tomber. 

Et sans eux le monde s’écroule.

                                                  Par Florence Bridenne – Collectif MONARCHS

Publié par collectifmonarchs

Nous somme un Collectif qui à pour vocation de soutenir la Culture par l'aide, l'entraide et la solidarité.

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